
Prius, l’anti vroom-vroom !

L’œil rivé sur le tableau de bord pour vérifier que l’on utilise plus le moteur électrique que le moteur thermique, le pied droit posé sur un œuf pour minimiser la consommation : à bord d’une Prius, on entre carrément en religion. On est fier de faire partie d’une secte, celle des « Je ne pollue pas, moi, Monsieur ». L’intérieur a tout du vaisseau spatial : la configuration des voyants, des boutons, des commandes, la manette-levier de vitesses, la console en forme de pont. C’est un peu l’anti-voiture, en tout cas celle qui fait vroom, vroom ! Mais peut-être est-ce le futur pour nos déplacements ? Car on ne conduit pas une Prius, on se déplace avec une Prius. Nuance.
Extérieurement, peu de choses différencient la Prius III de la Prius II. Il y a un look Prius : monocorps très arrondi, avec une calandre haute et un arrière anguleux. Résultat un CX record qui influe sur la consommation. Le système hybride est du même type que celui de la Prius II. Les changements ? L’augmentation de la puissance hybride de 110 ch. à 136 ch. (le moteur essence passe de 1,5 l. à 1,8 l.), la diminution de la consommation de 9 %. Toyota l’annonce à 3,9 l. Nous n’avons pas fait mieux que 5 litres, ce qui n’est déjà pas si mal. Quant au taux de CO2, il est de 89 g/k. Un excellent chiffre qui lui ouvre la porte aux 2 000 € de bonus (dommage que nous ne vivions pas aux Pays-Bas où le bonus est de 6 400 €).
Donc pas de réelle révolution dans le système hybride et les batteries sont toujours de bonne vieilles nickel métal hydrure (Ni-MH), mais ce qui est intéressant dans cette voiture bourrée de technologie, c’est la recherche systématique de tout ce qui peut apporter une diminution de la consommation donc des rejets d’émissions : le moteur essence plus puissant tourne moins vite et consomme 10% de moins que ce lui du modèle précédent. L’adoption du cycle Atkinson sur ce moteur combiné au nouveau système de recirculation des gaz d’échappement refroidis entraîne également une baisse de la consommation de carburant. Tout comme la présence d’un récupérateur de chaleur de ces même gaz permettant d’améliorer le rendement du groupe hybride et de raccourcir le temps de préchauffe du moteur thermique.
Il n’y a donc pas de petites économies sur cette voiture intelligente. Autres innovations : en option la ventilation alimentée par des panneaux solaires situés sur le toit et la climatisation à télécommande pour faire baisser la température de la voiture en stationnement. En ce qui concerne la conduite, une fois que l’on a intégré le maniement du petit joystick, le reste est un jeu d’enfant. On regrettera la présence d’un bip-bip type engin de chantier en position marche arrière : énervant. Côté confort, la Prius II offre beaucoup de place aux jambes des passagers arrière et une belle hauteur sous pavillon. Le volume du coffre pénalisé par l’emplacement des batteries n’est pas ridicule, il passe de 445 l. à 1 120 l. dossiers arrière rabattus. Dommage que les plastiques intérieurs soient un peu cheap, par rapport à l’Avensis notamment.
Toyota Prius : 25 690 € (Active), 27 590 € (Dynamic) et 32 550 € (Lounge). De ces prix, il faut retrancher 2 000 € de bonus et 100 € de prime réseau.
MP3 Hybrid
Les scooters se mettent aussi au vert. En tout cas Piaggio ouvre le bal avec son MP3 hybrid qui arrivera en octobre. Un moteur thermique de124 cm3 couplé à un moteur électrique de 2,6 kW, soit 3,5 ch. alimenté par une batterie type lithium diminue la consommation à moins de 2 litres et autorise une réduction des émissions polluantes (40 g. de CO2 par km.).
Voila ce que promet ce scooter dont le prix explose à 8 999 €!
XC 60 DRIVe, chic et écolo
Réputé pour sa sensibilité aux questions de sécurité, Volvo est également soucieux des problèmes liés à l’environnement. Preuve en est avec la récente commercialisation de modèles dits DRIVe pour lesquels l’accent est mis sur la diminution des consommations et des rejets. C’est le cas pour le nouveau XC 60 DRIVe qui, pour répondre à un sévère cahier des charges, est une version deux roues motrices du XC 60 AWD, avec un nouveau bloc moteur Diesel 2.4 D de 175 ch. Résultat, en boîte manuelle à six rapports, une consommation de 6 l.* et le niveau d’émission de CO2 le plus bas des SUV haut de gamme : 159 g/km. Il échappe ainsi au malus.
Volvo XC 60 DRIVe 2.4 D, 175 ch. FAP : de 34 350 € (Kinetic) à 43 300 € (Xénium).

