
Citroën DS3, la Mini en ligne de mire ?

Il y a un an, quand Citroën annonçait le lancement d’une gamme DS, tout le monde pensait au retour de la mythique DS19 revue et modernisée. Que nenni, ce n’était en fait qu’un effet d’annonce à l’ambigüité savamment entretenue par les gens de communication de la firme aux chevrons. Il s’agissait de faire parler, et le stratagème à réussi. En fait DS signifie « distinctive series ». Autrement dit la toute nouvelle DS3 n’est que la première d’une nouvelle gamme haut placée, elle ne revendique aucune filiation avec son auguste aînée.
Sorte de C3 de luxe dont elle reprend les motorisations, la DS3 vise sans vergogne une clientèle chic et urbaine, celle de la Mini. A la différence de cette dernière, elle ne s’essaye pas au style néorétro, elle cultive, au contraire, une modernité revendiquée. Ne serait-ce qu’avec ce toit étonnant qui semble flotter au-dessus de l’habitacle, le pied milieu en forme d’aileron de requin et les écopes avant garnies de diodes. L’équipe de Jean-Pierre Ploué (à l’époque responsable du style Citroën et désormais patron du design Peugeot-Citroën) a fait un très beau travail, le design de cette petite compacte (3,94 m de long contre 3,69 pour la Mini) est très fort et totalement dans l’air du temps.
On l’a vu, cette voiture vise une clientèle chic et exigeante. L’intérieur a été particulièrement soigné : multiples réglages du volant typé sport, matériaux de grande qualité, revêtements plastiques doux au toucher. Certaines pièces comme le monogramme DS du volant sont soulignées de chrome. Les hauts de gamme THP 150 et HDi 110 reçoivent en série des sièges sport soulignés de tissu Alcantara. Bref, les finitions de la DS3 n’ont rien à envier à celles de la Mini britannico-germaine. Si la C3 vise plutôt le confort de conduite, la DS3 souhaite privilégier le plaisir de conduire : la direction est moins assistée, le rapport à la route est plus « présent » tout en sachant lisser les ornières.
Mais, on n’est pas dans le cas d’espèce Mini Cooper, type conduite kart, même si la DS3 vire à plat. La DS3 est dotée de deux motorisations Diesel : HDi FAP de 90 ch. et 110 ch. et de trois motorisations essence : un VTi de 95 ch. et de 120 ch. et un THP de 150 ch.
Elle est disponible dans trois versions : Chic (uniquement VTi 95), So chic et Sport chic, avec en plus la possibilité de la personnaliser. En effet ce premier modèle de la gamme DS bénéficie d’un programme de personnalisation à la carte. Le client peut choisir douze teintes de carrosserie à marier avec quatre teintes de toit, huit finitions pour la planche de bord, sept pour le levier de vitesse et mieux encore, habiller le toit de décors adhésifs. De quoi donner le tournis aux ouvriers de l’usine de Poissy où la DS3 est assemblée.
Citroën DS3, de 15 400 € (VTi 95, Chic) à 21 200 € (HDi 110 FAP, Sport chic)
En chiffres
Dimensions, L. : 3,948 m ; l. : 1,715 m. ;H. : 1,458 m
Poids : 1 165 kg
Coffre : de 285 à 980 l.
Réservoir : 50 l.
Consommation mixte : de 4,1 l. (HDi 90) à 7 l. (VTi 120), données constructeur.
iX35, sexy SUV
Avec son look hyper séduisant, le Hyundai iX35 qui remplace le Tucson va déranger les Qashqai et autres Tiguan. Et en plus il a un superbe design extérieur.
Il est loin le temps où l’on regardait Hyundai et ses Pony venues d’Asie avec condescendance. Désormais, la marque coréenne joue dans la cour des grands et a su habilement proposer d’autres produits que des 4x4 purs et durs désormais montrés du doigt. Une gamme de berline de l’i10 à l’i30 côtoie des 4x4 qui se sont « écologisés » et qui s’appellent maintenant SUV et sont proposés en 2 roues motrices. C’est le cas de l’iX35, le nouveau SUV remplaçant du Tucson. Conçu et développé à Rüsselheim, en Allemagne, et fabriqué en Slovaquie, le iX35 est essentiellement destiné au marché européen.
Fini le look baroudeur. Avec son faux air de Lexus RX400 et son design extérieur très sportif, ses flancs creusés lui donnent une allure dynamique. Il étrenne la nouvelle calandre hexagonale, nouvelle signature Hyundai. Plus long, plus large et plus bas que le Tucson, l’iX35, avec le nombre de ses équipements, ne manque pas d’atouts pour venir troubler le jeu des Qashqai, Tiguan, Rav4 et Kuga qui a eux seuls représentent près de 71 % de parts de marché en France.
Inserts métalliques sur la console centrale, volant à quatre branches, rétroéclairage bleu des instruments, autant d’éléments qui apportent un plus à un intérieur particulièrement soigné. Sur la console centrale, on trouve les commandes audio, de ventilation et de chauffage. La banquette arrière est fractionnable 2/3, 1/3 et offre une grande modularité pour transporter passagers et chargement. Les dossiers se rabattent sur l’assise arrière et permettent de dégager un plancher plat. On passe ainsi d’un coffre d’une contenance de 591 l. à 1436 l., la référence par rapport à la concurrence.
Le iX35 est commercialisé en deux et quatre roues motrices avec deux motorisations Diesel 2 l. en 136 ch. et 184 ch. Pour le 136 ch. : une boîte manuelle à six rapports ; pour le 184 ch. : une boîte automatique à six rapports. A noter que le 136 ch. n’est pas malussé, ni en deux, ni en quatre roues motrices. Trois niveaux de finition (Pack Confort, Pack Edition et Pack Premium qui propose notamment un démarrage sans clé et un toit ouvrant panoramique) sont disponibles pour la version 136 ch., une seule finition (Pack Premium) pour la version 184 ch.
Quant aux consommations de carburant, elles sont particulièrement basses, dixit le constructeur, puisqu’il affiche en cycle mixte 7,1 l. pour le 184 ch. ; 5,7 l. pour le 136 ch. 4x4 et 5,5 l. pour le 136 ch. 2x4 qui sera la version la plus vendue. D’autres moteurs viendront compléter la gamme cet automne, notamment le moteur essence Thêta 2 litres.
Hyundai iX35
de 26 990 € (136 ch., 2x4, Pack Confort) à 33 990 € (184 ch., 4x4, Pack Premium).
BMW X1, du style
Il y avait le X5 et le X6, 4x4 relativement massifs. Désormais, BMW propose le X1, petit SUV (4m 45), haut de gamme, racé et fier de l’être qui va chasser dans la cour des Volkswagen Tiguan et autre Ford Kuga avec son offre en deux roues motrices, le SDrive, qui met la barre au-dessous de 30 000 euros pour la version d’entrée, le SDrive 18d de 143 ch., en plein dans le marché, avec en plus des qualités de finition propres au standard BMW. Les puristes opteront pour la désormais célèbre transmission intégrale XDrive qui répartit au mieux le couple entre les essieux avant et arrière. Châssis sport ou non, l’agrément de conduite est là. L’addition monte aussi à plus de 40 000 euros, mais quand on aime... Extérieurement, le X1 a un air de famille prononcé avec la Série 1. Les flancs latéraux creusés, les bas de caisse façon alu, lui donne un look racé. L’intérieur, très « béhème » classieux (cuir et bois), dans les tons clairs, utilise comme à l’accoutumé des matériaux de qualité. Rien de nouveau, on est en terrain connu. Question espace, on dira que c’est plutôt un quatre places, et à l’arrière, il ne faut pas avoir de grandes jambes.
BMW X1,
de 29 500 € (Première sDrive 18d) à 47 350 € (Luxe sDrive 28i).
Satelis Compressor, comme un 250
Vous avez l’habitude d’un 125 cm3, essayez le Satelis Compressor, vous aurez tous les avantages d’un 250 sans avoir à passer le permis. Vif comme l’éclair, il franchit les 100m en moins de 8,5 s. Le compresseur lui donne un couple record : 60 % de plus qu’avec un 125 cm3. Les écopes latérales canalisent les flux d’air à travers un échangeur thermique. Résultat : le rendement du moteur est optimisé. Mais il faut essayer pour l’adopter. Vitesse de croisière : 110 km/h, vitesse de pointe : 130 km/h. La version ABS offre un bon freinage couplé avant arrière. Un excellent produit pour ceux qui habitent en grande banlieue.
Peugeot Satelis Compressor
à partir de 4 599 € (version Premium).

