
DS5, premium ou bling-bling ?
Extérieurement
Troisième de la lignée DS - après la DS3 et la DS4 - qui se veut « premium » par rapport à la série C, la DS5 représente plutôt une offre pour amateur de produits décalés. Cette clientèle ne sera pas déçue : la silhouette, de profil, est longiligne, fluide, nonobstant des flancs particulièrement sculptés et une ceinture de caisse très haute.
La face avant est travaillée avec un capot à double nervure, des entrées d’air très présentes. A l’arrière, on note une lunette réduite par un becquet, deux sorties d’échappement intégrées dans le bouclier. L’ensemble donne l’impression que le style s’est lâché avec une volonté de se différencier des autres constructeurs. Serait-ce pour les Français une manière de se distinguer dans le haut de gamme par rapport aux Allemands ?
Intérieur
Ce style décalé, on en trouve confirmation en pénétrant dans l’habitacle. On « atterrit » dans un environnement qui se veut « aéronautique » (à partir de la version Chic) avec sa console au plafond, pendant de la console centrale. Au-dessus de la tête, sont ainsi regroupées les commandes du système vision tête haute et des trois toits occultables.
Un au-dessus de chaque siège avant, et un troisième au-dessus de la partie arrière. La console située entre les sièges avant réunit les commandes des vitres, le levier de vitesse et la molette de commande des systèmes de navigation, téléphone et audio. Intégrée dans la planche de bord, une belle montre de bord style néo-rétro ajoute une note de distinction.
Le volant au toucher agréable est doté d’un méplat très mode à sa base. Il faut s’y habituer lors de manœuvres. Derrière les cadrans bien lisibles, se déploie, pour ceux qui le souhaitent, le système vision tête haute. Il s’agit d’une lamelle transparente affichant la vitesse à hauteur des yeux.
Sur notre voiture d’essai, les sièges avant étaient réglables électriquement avec en plus une fonction massage pour le siège conducteur. On regrettera le manque de rangements. A part le grand bac de 13 l. sous l’accoudoir central, pas de vide-poche sur la console (le seul disponible est situé à gauche au niveau des genoux du conducteur) et une boîte à gants qui ne peut pas contenir le livret de l’utilisateur ainsi que des bacs dans les portières.
Vie à bord
La DS5 est agréable à vivre. Les réglages des sièges et du volant permettent de trouver rapidement la position idéale. Bonne surprise, pour une voiture compacte (4,53 m de long, 1,85 m de large et 1,51 de haut) les grands assis à l’arrière n’auront pas la tête dans le pavillon. Pour les jambes, il n’y a rien de trop.
On regrettera que l’accès aux places arrière soit handicapé par des portes qui ne s’ouvrent pas assez largement. La contenance du coffre est plus que correcte pour ce segment avec 468 l et 1 288 l (assises arrière et dossiers rabattus). Evidemment il faudra des muscles pour hisser valises et sacs au-dessus du seuil de chargement. Attention le coffre ne s’ouvre que de l’intérieur ou à l’aide de la télécommande.
Alors que penser ? Certes tous les ingrédients d’une voiture premium sont là : cuir, aluminium brossé, belle facture des sièges, bon ajustement des différents éléments, plastiques de choix. Mais mon Dieu, tout ça est quand même un peu chargé : la console centrale typée aluminium, tous ces boutons « pushes et toggles switches » (dixit le constructeur), ça frise un peu le bling-bling !
La technique d’éclairage Led est certainement intéressante, mais à l’arrière, quand on ouvre les portes, on ne voit rien et les parties basses sont dans le noir le plus complet.
Confort de conduite
Bien assis derrière le volant, la DS5 est très maniable avec une direction bien ajustée, précise. Le moteur HDi de 160 ch.
de la version essayée sait rester discret tout en étant très présent à la moindre sollicitation. Le châssis rigide n’apporte pas de mauvaise surprise. Par contre, on regrettera des suspensions bruyantes et un peu sèches sur route dégradée.
Un comble pour une marque qui a bâti sa réputation sur les liaisons au sol. Mais c’était sans doute une autre époque. Autre bémol, la consommation : autour de 8 litres. Quant à la rétrovision, la lunette arrière a tout d’un meurtrière – style oblige – et l’option radar de recul n’est pas de trop. Dans les bons points, pour avoir essayé la DS5 par grand froid et neige, les aides à la conduite comme le contrôle de traction intelligent couplé à l’ESP ont été fort utiles.
Motorisations, équipements et versions
La DS5 est disponible avec deux motorisations essence : un 4 cylindres de 1,6 l. en 150 et 200 ch. ; deux motorisations Diesel : un 4 cylindres de 1,6 l. e-HDi de 110 ch. et un 4 cylindres de 2 l. HDi de 160 ch. Ces deux moteurs étant dotés d’un filtre à particules (FAP). Une version hybride que nous n’avons pas essayée est aussi au catalogue. Elle est mue par le moteur Diesel de 2l. de 160 ch. ainsi que par un moteur électrique de 37 ch. placé sur les roues
arrière.
Cette technologie Hybrid4 permet de rouler en mode auto (gestion automatique des transmissions entre moteurs thermique et électrique) ; en mode zéro émission ( ZEV) : dans ce cas l’autonomie est de 3 km à 60 km/h maxi. ; en mode quatre roues motrices. Les deux moteurs sont en activité : utile en terrain à faible adhérence ; et en mode Sport.
Parmi les différentes aide techniques et disponibles suivant les versions, notons le contrôle de traction intelligent déjà cité, couplé à l’EPS ; le service eTouch, appel d’urgence et assistance localisée ; les feux de route automatiquement activés en
fonction de conditions d’éclairage ; l’alerte de franchissement involontaire de ligne ; l’affichage tête haute ; la caméra de recul ; les projecteurs antibrouillard avec éclairage statique d’intersection ; l’accès et le démarrage mains libres.
Versions : le premier niveau, la version Chic reçoit notamment la climatisation bizone, le démarrage mains libres, le frein de parking automatique ( très utile), le volant cuir. Le deuxième niveau, So Chic reçoit en plus, notamment l’aide au stationnement arrière, l’accès mains libres, le fameux toit cockpit, une sellerie mixte tissu-cuir, la détection de sous-gonflage. Le troisième niveau, la version Sport Chic reçoit en plus notamment des projecteurs Xénon, des sièges avant électriques avec sellerie cuir.
Citroën DS5
de 29 300 €
(e-HDi, Chic) à 41 390 €
(Hybrid4 Sport Chic).
Golf cabriolet, le retour de la toile
Les amateurs de la toile l'attendaient depuis dix ans, la Golf cabriolet revient avec son arceau en moins et une capote d'une grande technicité ce qui lui confère une insonorisation digne d'une berline.
Après l’engouement pour les coupés-cabriolets, reviendrait-on aux bons vieux cabriolets avec toile ? Si les premiers ont l’avantage de résoudre le problème du coup de couteau dans la capote et de bénéficier d’une insonorisation équivalente à celle d’une berline, ils ont l’inconvénient d’être dotés d’un pare-brise quasi horizontal que l’on prend dans la tête en se glissant en-dessous pour s’asseoir et d’obliger le designer à des contorsions stylistiques pour inclure dans son coup de crayon une poupe « hottentote » pour cause de rangement du toit. Avec son nouveau cabriolet Golf avec capote, Volkswagen renoue avec la tradition après une dizaine d’années, puisque le dernier sortit des chaînes en 2002.
Extérieur
Pas de doute, il s’agit bien d’une Golf. L’esprit maison est là, avec en plus un caractère bien affirmé, surtout en version Carat Edition dotée d’un éclairage diurne à leds (la nouvelle mode). Leds que l’on retrouve dans les feux arrière qui encadrent l’ouverture du coffre. De profil, ce cabriolet compact de 4,25 m n’est pas dépourvu de charme : sans fioritures, avec une ligne épurée, un pare-brise légèrement plus incliné que celui de la berline.
Son atout stylistique vient surtout de la disparition de l’arceau de sécurité qui avait affublé la version précédente du surnom de « panier à fraises ». Les progrès techniques sont tels que l’actuel cabrio est doté de deux arceaux rétractables, cachés derrière les appuie-têtes arrière, qui se déploient automatiquement en cas de retournement.
La capoteLe cabriolet Golf est le seul proposé par un constructeur généraliste en toile souple. Il reprend la capote de l’Audi A3 conçue par l’équipementier Webasto. Techniquement, c’est un modèle du genre. Composée d’un ciel de toit, d’une natte de rembourrage et du revêtement extérieur, elle est mue par une tringlerie actionnée par un système électro-hydraulique entièrement automatique.
Résultat : elle s’ouvre en 9 secondes avec un pliage en Z et se referme en 11 secondes et offre un confort d’insonorisation très poussé. Et en plus, on peut actionner le mécanisme en roulant jusqu’à 30 km/h. A noter que, comme sur la Porsche Boxster cabriolet, la partie avant de la capote qui se fixe au pare-brise est rigide et sert de couvre capote une fois celle-ci déployée.
Intérieur
On est en terrain connu puisque la planche de bord est identique à celle de la berline. Seule la partie arrière est spécifique, plus étroite car elle doit intégrer le mécanisme de la capote. Néanmoins, deux adultes peuvent prendre place à condition de ne pas être très grands. Mais disons que l’espace n’est pas totalement ridicule. Le système « Easy Entry » (Il suffit de repousser le dossier vers l’avant. Il se bloque et l’ensemble dossier-assise glisse vers le tableau de bord) facilite l’accès à bord. A la différence des coupés-cabriolets, le volume du coffre ne varie pas en fonction de la position du toit. Il reste à 250 l (contre 350 l pour la berline). En cas de nécessité, les dossiers des places arrière sont rabattables et offrent un volume de chargement supplémentaire.
Motorisations
La Golf cabriolet est disponible avec quatre moteurs essence de 105 ch. à 210 ch. (boîte DSG, 7 vitesses, en option pour les 122 ch. et 160 ch., boîte DSG de série, 6 vitesses, pour le 210 ch.) et deux moteurs Diesel de 105 ch. et 140 ch. (boîte DSG 6 vitesses en option). Nous avons essayé le 1,6 l TDI 105 ch. donné comme le plus sobre, avec une consommation moyenne de 4,8 l par le constructeur. Pour notre part, en bon père de famille nous étions plus près de 5,4 l. Ce qui, somme toute, n’est pas mal. Il est vrai que ce moteur n’est pas un foudre de guerre et que l’on est souvent à la peine. L’étagement long de la boîte, le manque de couple au-dessous de 2 000 tr fait que l’on est obligé de jouer du levier. Certes, il faut savoir ce que l’on veut : sobriété et brio sont une difficile équation.
ConfortLa Golf cabriolet a tout d’une Golf. C’est d’une logique imparable. Autrement dit le compromis confort-tenue de route est irréprochable. On notera un renforcement efficace de la caisse. D’une rigidité équivalente à celle d’une berline, à aucun moment nous n’avons eu l’impression qu’elle se « tortille ».
La position dans les sièges est excellente, avec des réglages pratiques qui permettent de trouver tout de suite sa place. Côté rangements, un bon point pour les tiroirs sous les sièges et pour l’astucieux décapsuleur qui sert également de maintien à un gobelet dans le vide-poche entre les sièges.
Versions et équipements
Trois finitions : d’entrée la version Golf cabriolet propose notamment l’ESP, des jantes en alliage 16 pouces, l’activation automatique des feux de route (light assist), le radar de stationnement avant et arrière, le très pratique assistant au démarrage en côte grâce à une fonction anti recul de trois secondes, les vitres athermiques.
La version intermédiaire Carat offre en plus des jantes 17 pouces, la préparation du téléphone Bluetooth, les projecteurs antibrouillard avec éclairage statique d’intersection, la climatisation bizone, le volant multifonction en cuir, un témoin d’alerte de baisse de pression des pneus. La version Carat Edition : des projecteurs bi-Xénon directionnels et des feux de jours à led, la radio navigation et la sellerie en cuir (sièges avant chauffants). Seule est disponible de série la peinture blanche. Pour les autres couleurs métallisées et nacrée (noir intense !), il faut débourser 500 €.
Volkswagen Golf cabriolet
de 24 390 € (1,2 TSI, 105 ch. Golf cabriolet à 36 010 € (2.0 TDI DSG6, Carat Edition).
Le tarif de la version 1,6 l 105 ch. avec FAP, version Carat que nous avons essayé est de 29 140 €
Mini coupé , la frime ?
Décidemment chez Mini, on décline toutes les versions possibles. Depuis quelques semaines, la version Coupé arpente nos routes. Etrange véhicule avec un toit rabaissé de 3 cm, un pare brise qui a pris 14° d’inclinaison par rapport à la version « normale ». Bien sûr la banquette arrière a disparu et le coffre, accessible grâce à un grand hayon, est passé de 160 l sur la berline à 280 l. Pour être à la hauteur de ses prétentions, il fallait de belles motorisations.
Elle bénéficie des moteurs les plus pêchus de la gamme : En essence, 122 ch. et 184 ch. et 211 ch. en version John Cooper Works (JCW)Cooper ; 143 ch. en Diesel.
Avec une coque renforcée, un becquet arrière et un aileron rétractable, elle arrache la petite. La sensation de conduire un kart est encore plus forte. Pas de doute, c’est une voiture d’égoïste !
Mini Coupé,
de 21 350 € (Cooper Coupé) à 32 700 € (JCW Coupé).
Burgman 125 Executive Dark, très classe
Le Burgman 125 est l’un des scooters les plus populaires.
Pour le soutenir, Suzuki propose une version Executive à peinture noire mat avec des jantes noires et une selle à surpiqures rouge.
Un pare-brise dédié, teinté, avec des galbes protège mains achève de lui donner un look premium.
Pour le reste ce modèle reste semblable à la version de base : agile et bien équilibré.
Suzuki Burgman 125 Executive Dark ,
3 499 € jusqu’au 31 décembre au lieu de 4 199 €.
Guide de la route 2012
6 guides en 1.
Extrêmement complet au niveau des cartes mais également de l’offre touristique pour profiter des plus beaux sites à visiter dans les régions traversées.
Sélection Reader Digest
544 pages 29,95 €
