Le dégraissage consiste à ôter des taches de graisses présentes sur un objet ou sur un élément. Dans certains domaines, il s’agit d’une étape obligatoire pour des opérations de traitement de surface ou des opérations de traitement thermique. En tant qu’opération délicate, le dégraissage fait appel à l’utilisation de produits adaptés. Les solvants sont l’un d’eux. Quel solvant utiliser pour dégraisser ? Partons à la découverte de ces produits !

Les propriétés rattachées aux solvants

En sa qualité de substance chimique, le solvant permet la dissolution d’une pièce quelconque. Il dilue ou extrait les autres substances étrangères à la pièce sans chimiquement modifier cette dernière. Par conséquent après une dissolution, un nettoyage ou un dégraissage, la pièce redevient comme neuve. Aussi, la classification des solvants se fait soit en fonction de la nature chimique des composés, soit encore en fonction de leur polarité, de leur toxicité, de leur propriété physico-chimique, de leur origine ou de leur secteur d’utilisation. Ainsi, il se révèle un peu compliqué de savoir quel solvant utiliser pour dégraisser si l’on n’a pas une idée exacte de l’élément à nettoyer. Dans le cas des métaux, seuls les solvants organiques halogénés et les solvants organiques non halogénés sont utilisés.

Les solvants organiques halogénés

Ils sont très efficaces pour les cires minérales, les cires végétales et pour les huiles. Leur utilisation se fait plus à froid qu’à chaud. En effet, une utilisation à chaud nécessite que le traitement soit effectué au sein d’une cabine étanche, afin que les risques d’explosion soient limités. Ces solvants contiennent du chlore, du brome ou encore du fluor. Généralement, leur utilisation se fait en phase vapeur. Il s’agit par exemple du dichlorométhane, des hydrofluoalcanes ou encore du tétrachloroéthylène. Même si ces solvants organiques halogénés sèchent très rapidement, ils sont incompatibles avec certaines catégories de thermodurcissables.

Les solvants organiques non halogénés

Ce sont souvent et entre autres le kérosène, le toluène ou le white spirit. Ils agissent par émulsion ou par dissolution des graisses. Pour une action plus rapide et plus sécurisée, ces solvants sont associés à des milieux aqueux ou à des solvants chlorés. Comme les solvants organiques halogénés, les solvants organiques non halogénés sont également manipulés à froid, mais peuvent aussi l’être à chaud sans danger. L’essentiel est qu’ils le soient dans des bacs ouverts. Par contre, ils sont plus compatibles avec les thermodurcissables. Les solvants organiques non halogénés sont par ailleurs des hydrocarbures oxygénés. Les esters sont les plus connus dans cette catégorie et s’utilisent par essuyage, par aspersion ou en immersion. Les hydrocarbures terpéniques, aromatiques et aliphatiques peuvent aussi être insérés dans le lot. On peut également citer les alcools et les cétones. Les premiers interviennent dans la dissolution de tout résidu non-ionique, surtout lorsqu’ils sont mélangés à de l’eau. Les derniers quant à eux sèchent aussi très rapidement et sont incompatibles avec les élastomères et les thermoplastiques.