
A bicyclette...
Balades en terre bourguignonne
Pour découvrir paisiblement la Bourgogne en famille, au rythme d’un coup de pédale, la région vous propose un réseau de voies vertes et de véloroutes aux paysages différents.
Créer une boucle en continu de 800 kilomètres de véloroutes et de voies vertes faisant le tour de la Bourgogne et desservant ses
principaux attraits, utiliser les chemins de halage le long des canaux, les chemins de vignes, les voies ferrées désaffectées et des petites routes de campagne, voilà l’ambitieux projet en cours de réalisation, à l’initiative de l’Etat, du Conseil régional et des quatre Conseils généraux de la Côte d’Or, de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et de l’Yonne. Le Tour de Bourgogne à vélo se décompose en cinq itinéraires majeurs: de Chalon-sur-Saône à Macon, de Chalon-sur-Saône à Digoin, de Decize à Auxerre, de Migenne à Dijon et de Beaune à Santenay.
Le réseau bourguignon de véloroutes et de voies vertes assurent en grande partie la jonction avec chacune des régions limitrophes avec comme objectif
final d’être un des maillons d’une chaîne européenne d’itinéraires cyclables de longues distances.
Pour mémoire, la Saône-et-Loire a été la première en 1997, à ouvrir cette année là, dans la Côte chalonnaise, 44 kilomètres de piste légèrement asphaltée et que les responsables appelleront Voie Verte, traduction littérale du vocable anglais greenway.
Moins de dix ans plus tard, c’est toute la région qui transforme cet essai en développant un programme dont le but est d’offrir un réseau de circuits cyclistes. Le circuit Givry - Charney-les-Mâcon par exemple offre 65 km de bonheur ! Il s’appuie sur la première voie verte française ouverte en 1997, entre Buxy et Cluny sur le tracé d’une ancienne voie ferrée. Le départ s’effectue à Givry, village typique de la Bourgogne pour rouler ensuite au pied des vignes de la Côte chalonnaise. On quitte ensuite les coteaux pour cheminer le long de la Grosne à travers une verte vallée, tantôt sur une rive, tantôt sur l’autre.
Après Cormatin, où je ne manque pas de visiter le château Renaissance et le musée du Vélo, je chemine au pied de la colline de Taizé, village réputé pour sa communauté œcuménique qui attire chaque année des milliers de visiteurs.
J’atteins Cluny par de petites routes et je traverse l’ancien tunnel du Bois Clair, spécialement aménagé pour les cyclistes et les piétons. Le vignoble à Berzé-le-Chatel, dominé par son château féodal, sert de décor pour ma balade.
A la Roche-Vineuse, une route sans grande circulation permet de faire un crochet pour gagner la fameuse Roche de Solutré, avec la possibilité de gagner son sommet pour profiter du splendide panorama sur toute la région. De retour sur la voie verte, je rejoins rapidement Prissé, puis Charney-les-Mâcon où la véloroute se termine provisoirement, devant l’ancienne gare qui abrite l’office de tourisme.
PRATIQUE
Préparer son séjour
• Comité départemental de la Cote d’Or, Tél. 03 80 63 69 49
www.cotedor-tourisme.com
• Comité régional du tourisme de Bourgogne, Tél. 0825 00 21 00 (0,15 €/mn)
www.bourgogne-tourisme.com
S’y rendre
• Par la route, Beaune est situé à 310 km de Paris (A6)
• Par le train, gare SNCF de Beaune. Tél. 0800 10 20 04
Bon à savoir
Si vous ne possédez pas votre propre vélo et que vous désiriez être encadré, renseignez-vous auprès de Claude Lahoussine Organisation
Tél. 03 80 42 94 17, www.clor.fr
Bonnes adresses
• Le Clos de la Challangette, chambres d’hôtes à Beaune, Tél. 06 19 48 01 93
• Le Vallon, chambres d’hôtes à Charney-les-Mâcon, Tél. 03 85 34 44 40
• Côté Parck, chambres d’hôtes à Givry, Tél. 03 86 94 98 91
• Moulin de la gastronomie, hôtel-restaurant à Charnay-Lès-Mâcon, Tél. 03 85 34 16 68
• Le Bénaton, restaurant gastronomique à Beaune, Tél. 03 80 22 00 26
• Aux Vignes Rouges, restaurant à Beaune. Cuisine traditionnelle, Tél. 03 80 24 71 28
Roue libre en Baie de Somme
Pour découvrir la Baie de Somme, classée parmi les plus belles baies du monde, rien de tel que la bicyclette. Véritable kaléidoscope de paysages protégés, entre dunes, vasières et roselières, où les oiseaux migrateurs viennent faire une halte, le visiteur en prend plein les yeux et plein les poumons.
Entre Picardie et Normandie, le littoral de la Somme offre un environnement exceptionnel, où se ressourcer n’est pas un vain mot. C’est sans doute pour cela que la baie de Somme développe un réseau cyclable ambitieux : 210 km de voies sont balisées, dont près de 50 km de pistes sans voitures le long du littoral. 8 circuits vélo permettent de découvrir le territoire, en attendant la réalisation d’une voie littorale complète, partie intégrante de l’Eurovelo 4.
Depuis Saint-Valéry-sur-Somme, notre premier circuit, long de 28 km, nous entraîne entre terre et mer, à la découverte des dunes de Brighton. « Ces dernières abritent environ une soixantaine d’espèces d’oiseaux nicheurs, triton crêté, crapaud calamite ou encore rainette verte et près de 382 espèces végétales dont quatre sont protégées au plan national : Liparis de Loesel, Pensée des dunes, Pyrole des sables et Elyme des sables. » nous confie François, notre guide, entre deux coups de pédale. Plus loin, les cordons de galets du littoral picard constituent des habitats pionniers rares en Europe continentale.
Ils abritent des végétaux adaptés à l’absence de sol, comme le chou marin, protégé au plan national en raison de sa grande rareté. Nez au vent, nous atteignons ensuite les Bas Champs de Cayeux-sur-Mer situés sous le niveau de la mer. Cet ancien espace maritime a été définitivement clos par « le grand barrement » en 1752. « Depuis trois siècles, le combat dure afin de préserver ces terres gagnées sur la mer. » commente François. Autre point fort de cette balade bucolique : la Maison de l’Oiseau. « Une maison pour comprendre, voir et entendre la baie de Somme » telle en est la devise.
Pour notre deuxième journée, nous décidons de faire un parcours moins long (19 km) afin de découvrir le parc du Marquenterre, véritable paradis de la faune et de la flore. Pour cela, François nous invite à emprunter les petites routes qui serpentent au cœur même de ce lieu magique, où paissent les Henson, petit cheval emblématique de la Baie de Somme. « Ici, c’est le berceau de la race » nous explique François. « Elle est née au début des années 70 et elle est le fruit d’une réflexion sur la pratique de l’équitation de cette époque. Le but était de créer une race adaptée à l’équitation d’extérieur… »
Après quelques tours de roue supplémentaires, nous arrivons au parc, point d’orgue de cette journée. Sur trois circuits, une douzaine de postes d’observation permettent d’admirer les centaines d’espèces d’oiseaux qui peuplent l’estuaire.
PRATIQUE
Préparer son séjour
• Comité régional du tourisme de Picardie, Tél. 03 22 22 33 66
www.picardietourisme.com
• Comité du tourisme de la Somme, Tél. 03 22 71 22 71
www.somme-tourisme.com
• Syndicat Mixte Baie de Somme / Grand Littoral Picard, Tél. 03 22 20 60 30
www.baiedesomme.fr
•Office de Tourisme de Saint Valéry sur Somme, Tél. 03 22 60 93 50
www.saint-valery-sur-somme.fr
S’y rendre
En voiture, direction Amiens puis Abbeville 2h15
A visiter
Parc du Marquenterre 25 bis chemin des Garennes 80120 Saint-Quentin-en-Tourmont, Tél. 03 22 25 68 99
A lire
Guide des oiseaux de la Baie de Somme de Philippe Carruette, Ed. Sud Ouest
Bonnes adresses
• L’Usage du Monde,chambres d’hôtes et galerie d’art, Saint Valéry, Tél. 03 22 6094 82, www.usagedumonde.com
• Au Vélocipède, restaurant et chambres d’hôtes, Saint Valéry, Tél. 03 22 60 57 42, www.auvelocipede.fr
• Bois de Cise, hôtel restaurant à Ault, Tél. 03 22 26 46 46 et www.lecise.fr
Balade en Nivernais Morvan,
les vignobles de Pouilly-sur-Loire
Pour cette balade, découpée en deux étapes de 40 kilomètres chacune environ, je suis parti de Varennes-Vauzelles, première ville de la banlieue de Nevers, pour une escapade découverte en terre nivernaise.
Après avoir visité Le Domaine de La Beue, véritable refuge pour la faune et la flore, je quitte Varennes-Vauzelles, direction les petites routes autour de Pouilly-sur-Loire, réputée pour ses vins de renommée mondiale et qui se trouve au centre d’une réserve naturelle qui illustre toute la richesse écologique de ce milieu naturel.
A peine un kilomètre après le départ de Narcy, j’aborde ma première ligne droite de la journée, pour atteindre Pouilly. Et là, surprise : ce début de balade est tout, sauf monotone. La route ondule entre petit-bois et champs retournés. Et l’on atteint Pouilly-sur-Loire bien plus vite que j’aurais pu l’imaginer. Je rejoins les bords de la Loire. Une plaque sur le pont qui enjambe ce turbulent fleuve m’apprend que le Pouilly fumé ne constitue pas la seule particularité de la cité. Je suis à ce point précis du circuit à égale distance de la source de l’embouchure de la Loire, soit 493 km de part et d’autre. Je prend la direction de Tracy et Saint-Thibault par le circuit des Mariniers de Loire.
Peu après le 14ème kilomètre, je passe près des Loges, un village vigneron. Une courte halte s’impose pour visiter celui-ci sans toutefois se laisser tenter par quelques dégustations ! C’est frais et dispo que j’atteins le bourg de Bois-Gilbault.
Je continue ma progression par une petite route sinueuse qui me ramène vers la D4 et me conduit ensuite jusqu’à Saint-Laurent dans un décor semblable à celui rencontré avant Pouilly. Après Villiers, le paysage change, plus vallonné. La route serpente entre les terres noires et des embryons de cultures d’un vert éclatant.
A Donzy, qui sera le terme de ma première étape, je fais une pause au pied d’un prieuré. Il s’agit du tympan de Notre-Dame de Pré, un prieuré rattaché à l’ordre de Cluny, bâti en 1107, sous le règne d’Hervé II. Autre curiosité à visiter : le moulin de Maupertuis.
Ma deuxième journée s’annonce sous de bons auspices. Une fois sur le bon cap, on s’aperçoit que le paysage change encore par rapport à celui de la veille. J’évolue dans la forêt de Donzy, bordée de bocages. Le relief est de plus en plus prononcé. Il en sera ainsi jusqu’à la lisière de la forêt de Bellary, avec une belle côte au sortir de Cessy-les-Bois. Une halte à Vielmanay est conseillé pour admirer le château de Vieux Moulin reconstruit XVe siècle et restauré en 1850.
A peine quitté Vielmanay, je retrouve les champs vallonnés. Attention, les panneaux sont dans votre dos. Au final, contrairement à ce que je craignais, ce parcours n’a jamais été ennuyeux, car beaucoup plus varié que je le pensais lors de la préparation de ce séjour. La multitude de bâtisses rencontrées me fait aller de découverte en découverte. Deux belles journées en somme, où j’ai pris un réel plaisir à rouler sur ces routes.
PRATIQUE
Préparer son séjour
• Office de tourisme de Nevers, Tél. 03 86 68 46 00
www.nevers-tourisme.com
• Agence de développement touristique de la Nièvre, Tél. 03 86 36 39 80
www.nievre-tourisme.com
S’y rendre
• Par la route, Nevers est situé à 230 km de Paris (A6 - N7 - A77)
• Par le train, gare SNCF de Nevers.Tél. 3665
A visiter
La Tour de Pouilly, pour tout savoir de ce nectar : OT de Pouilly sur Loire, Tél. 03 86 20 63 85 et www.pouillysurloire.fr
Bonnes adresses
• Château de Villaine, chambres d’hôtes à Breugnon, Tél. 03 86 29 12 03 et www.chateau-de-villaine.com
• Chateau de Châtillon en Bazois, Chatillon en Bazois, Tél. 03 69 84 12 15 et www.chateaubazois.com
• La Pouillyzotte, chambres d’hôtes à Pouilly-sur-Loire, Tél. 03 86 39 17 98
• Auberge de la Chapelle, hôtel-restaurant à Clamecy, Tél. 03 86 27 06 21
Guides
(Disponibles à l’Agence de développement touristique de la Nièvre)
• La Nièvre en cyclotourisme
• La Véloroute Voie Verte Canal du Nivernais
• A vélo autour du Canal du Nivernais
Balades au fil de la Charente, le souvenir des gabares
Entre Périgord et Limousin, au carrefour des langues d’oc et d’oil, la Charente est une escale de choix. Au pays de la liqueur des Dieux, foisonnent églises romanes, châteaux pittoresques, vallées bucoliques, forêts étendues et vignes à perte de vue.
En franchissant le Pont Neuf, je suis la courbe de la Charente, manière de mieux apprécier les chais, le château, les splendides maisons et l’immense parc boisé qui surplombent les nombreuses îles. A la sortie de Saint-Brice, la route s’élève dans les bois pour atteindre le pigeonnier du logis renaissance de Garde-Epée. Au sommet de la colline, je découvre même un dolmen.
Une première halte permet d’admirer l’abbaye de Châtres, avec son style typique roman saintongeais. En roue libre, je file dans les vignes en direction de Jarnac.
A quelques encablures de là, se dresse la flèche en écailles de l’abbaye millénaire de Bassac, fondée au début du XIe siècle. De nombreuses maisons de négoce encore présentes, assurent le vieillissement du cognac. Je passe ensuite Saint-Simon. A Vibrac, une voie enjambe des petits ponts en dos d’âne qui relient les îles les unes aux autres. On aperçoit sur l’une d’entre elles les vestiges du château du XVe siècle envahis par les ronces.
Sur l’autre rive, je pédale vers l’église de Châteauneuf-sur-Charente avec sa façade très ouvragé et ses trois nefs de style roman poitevin du XIIe siècle. Je suis alors à quelques kilomètres de la fin de ma première étape. Le temps de regarder du pont de Mosnac, les pêcheries ou « anguilards » et l’antique moulin à eau. Saint-Simeux se profile à l’horizon. Je viens de parcourir pour cette journée, 42,5 kilomètres où aucune réelle difficulté n’est venue perturber ma progression.
Ma deuxième journée va m’acheminer à nouveau vers Cognac. Au programme, 35 kilomètres entrecoupés de haltes parmi les vignobles, les caves et les curiosités. Le soleil est de la fête et la nuit a été réparatrice. Pour démarrer cette journée, je quitte donc à regret Saint-Simeux en me hissant sur le plateau d’Hersiac.
Je découvre au cœur de cette petite commune, des porches majestueux de certaines cours de ferme, des puits ouvragés et une église du XIIe siècle dont le retable, classé, du XVIe siècle vient de la chapelle de La Rochefoucauld.
A travers le vignoble qui s’étend à perte de vue, je passe devant la seigneurie d’Ardenne à Moulidars avant de plonger sur Saint-Simons où je vous conseille de vous arrêter à la maison des gabariers.
En cheminant sur une petite route fort pittoresque, la rivière se divise en une multitude de bras bordés de prairies fleuris. Sur la rive gauche du fleuve, dominée par des falaises hautes de 40 m, nous traversons Bourg-Charente.
En face, s’élève un élégant château de l’époque Henri IV. Une photo souvenir et je poursuis ma route paisiblement vers la fin de mon étape où je retrouve le vieux bourg de Saint-Brice, son église XIIIe siècle et ses ruelles tortueuses qui ne manquent pas de charme. Le château s’ouvre majestueusement sur les bords du fleuve, offrant, de la rive opposée, l’un des plus beaux panoramas de toute la vallée de la Charente.
PRATIQUE
Préparer son séjour
• Office de tourisme de Cognac, Tél. 05 45 82 10 71,
www.tourism-cognac.com
• Comité Départemental du Tourisme de la Charente, Tél. 05 45 69 79 09,
www.lacharente.com
S’y rendre
• En voiture, Cognac est situé à 480 km de Paris et à 120 km au nord-est de Bordeaux.
• Par le train, gare SNCF de Cognac. Tél. 08 36 35 35 35
Bonnes adresses
• Hôtel le Domaine de Breuil à Cognac, Tél. 05 46 36 66 64
• Hôtel-Restaurant L’Yeuse à Châteaubernard, Tél. 05 45 36 82 60
• Au Pré des Pontis, chambres d’hôtes à Cognac, Tél. 05 45 83 18 05
• Le Fief des Chevaliers, chambre d’hôtes situé à Ars (7 km de Cognac)
Tél. 05 45 81 29 08
• Champ Fleuri, chambres d’hôtes à Angoulême, Tél. 05 45 68 35 84,
www.champ-fleuri.com

• La Cigogne,
Cabane Bambou, restaurant à Soyaux, Tél. 05 45 95 89 23
et www.la-cigogne-angouleme.com

